Qui est le scientifique en chef du Québec ?
Le titre de scientifique en chef du Québec désigne le conseiller principal du gouvernement provincial sur les questions de recherche, d’innovation et de santé publique. Depuis 2020, ce rôle est occupé par le professeur Rémi Quirion, neurobiologiste de renommée internationale et figure emblématique du paysage scientifique québécois.
Un parcours académique exceptionnel
Rémi Quirion a débuté sa carrière à l’Université de Montréal, où il a obtenu son doctorat en neurobiologie. Après plusieurs postes postdoctoraux aux États-Unis, il revient au Québec pour fonder le Centre de recherche en neurosciences de l’Université de Montréal, qui devient rapidement un pôle d’excellence mondial.
- Doctorat en neurobiologie – Université de Montréal
- Postdoctorat à l’Université de Californie, San Diego
- Professeur titulaire et directeur du Centre de recherche en neurosciences
- Premier ministre du Québec nommé scientifique en chef en 2020
Les missions du scientifique en chef
En tant que scientifique en chef, Rémi Quirion a trois missions principales :
- Conseiller le gouvernement sur les politiques de recherche, d’innovation et de santé.
- Promouvoir l’excellence scientifique en soutenant les projets de recherche fondamentaux et appliqués.
- Faire le lien entre le monde académique et le secteur privé afin de favoriser le transfert de connaissances et la création d’entreprises technologiques.
Un rôle clé pendant la pandémie
Lors de la crise sanitaire de 2020‑2022, le scientifique en chef a été sollicité quotidiennement pour éclairer les décisions gouvernementales. Rémi Quirion a participé à la rédaction de rapports sur la transmission du virus, l’efficacité des vaccins et les stratégies de dépistage. Son expertise a permis d’ajuster rapidement les mesures sanitaires du Québec, contribuant à réduire le nombre de cas graves.
Le livre « Rémi Quirion : entretiens »
En 2024, les Éditions du Boréal publient « Rémi Quirion : entretiens », un recueil d’interviews réalisé par Claude Corbo. Le livre retrace le parcours d’un scientifique qui a su conjuguer recherche de pointe et engagement public. Parmi les thèmes abordés :
- Les débuts de sa carrière et les influences qui ont façonné son approche scientifique.
- Les défis de la recherche en neurosciences et les découvertes majeures de son laboratoire.
- Sa vision du rôle du scientifique dans la société québécoise.
- Les projets futurs pour renforcer l’écosystème de l’innovation au Québec.
Ces entretiens offrent un éclairage précieux sur la manière dont un chercheur peut devenir un acteur politique influent tout en restant fidèle aux exigences de la rigueur scientifique.
Les priorités actuelles de Rémi Quirion
Depuis son installation à la tête du cabinet du premier ministre, le scientifique en chef a défini plusieurs axes stratégiques :
- Renforcement de la recherche fondamentale : augmentation du financement des universités et des instituts de recherche.
- Développement de l’intelligence artificielle et des biotechnologies : création de pôles d’innovation régionaux.
- Transition écologique : soutien aux projets de recherche sur les énergies renouvelables et la réduction de l’empreinte carbone des laboratoires.
- Formation et rétention des talents : programmes de bourses et de mentorat pour les jeunes chercheurs.
Un conseiller reconnu à l’international
En plus de ses fonctions au Québec, Rémi Quirion siège à plusieurs comités scientifiques internationaux, dont le World Health Organization et le European Research Council. Cette reconnaissance renforce la visibilité du Québec sur la scène mondiale et ouvre des opportunités de collaborations transfrontalières.
Conclusion
Le scientifique en chef du Québec, aujourd’hui incarné par Rémi Quirion, joue un rôle déterminant dans la définition des politiques publiques liées à la science et à l’innovation. Son parcours, illustré dans le livre « Rémi Quirion : entretiens », montre comment une carrière académique peut évoluer vers une influence politique majeure. Grâce à son expertise, le Québec bénéficie d’une vision claire pour développer la recherche, soutenir l’économie du savoir et répondre aux enjeux sociétaux majeurs, comme la santé publique et la transition écologique.